Une belle saison en festivals !

Après son succès à Levallois en décembre, la troupe de l’Entracte a parcouru la France et de nombreux festivals de théâtre étudiants, ses Dames du Jeudi en tête. Et le butin est à la hauteur de leurs performances !

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A l’heure du bilan, la troupe de cette année compte à son actif :

- Le Prix collectif de la Meilleure Interprétation féminine au Festival d’Hiver d’HEC en février 2013.

- Le Prix de la Meilleure Comédienne pour Raphaëlle Rousseau ET le Prix du Public au Festival Rideau Rouge de Sciences Po, à Paris en avril 2013.

- Le Prix de la Ville de Cabourg, ainsi qu’une mention spéciale à Laurène Renaut pour son interprétation au Festival Lever de Rideau à Cabourg début mai 2013.

- Le Prix collectif d’Interprétation décerné aux trois comédiennes au Festival Reims Monte en Scène, à Reims fin mai 2013.

Beaucoup de moments mémorables, de formidables aventures que vous avez eu le plaisir de découvrir et suivre en images (et ce n’est pas fini, une surprise vidéo vous attend dans les prochains mois…).

Au nom de tout l’Entracte, merci à vous, public sans qui les Dames du Jeudi et leurs hommes n’auraient pas rayonné dans les si belles salles qui les ont accueillis.

A très vite pour de nouvelles aventures !

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L’Entracte sous le charme normand

La troupe a fait un passage remarqué lors de la 17e édition du festival Lever de Rideau de Cabourg, en ce début du mois de mai.

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Le jury était présidé par Nicolas Vaude, grand comédien de théâtre, Milan Mauger, ancien élève de la Classe Libre du Cours Florent, Caroline Gaudfrin, lauréate du festival Lever de Rideau à deux reprises en 2002 et 2004 avec sa troupe de l’Ecole Centrale de Paris, Jean-Laurent Silvi, metteur en scène, et Sébastien Biessy, DRH passionné par la mise en scène et intervenant…au CELSA !

La troupe plus soudée que jamais, n’avait qu’une hâte depuis plusieurs semaines si ce n’est plusieurs mois : jouer à Cabourg !

Le festival Lever de Rideau est célèbre dans le milieu théâtral estudiantin pour son organisation hors-pair, ses bénévoles dévouées et chaleureuses (Spéciale dédicace à Framboise), son cadre charmant, son ambiance de folie, son espace de rencontres entre des troupes venues de la France entière…
L’Entracte n’a, une fois de plus et pour sa deuxième participation, pas été déçu du voyage. A 7h45 gare Saint-Lazare ce mercredi matin 1er mai, l’excitation effaçait toute éventuelle cerne matinale, tous étant si heureux de se retrouver pour une nouvelle aventure, une étape sur le chemin des festivals du printemps 2013 qu’ils s’empresseraient vite de raconter à leurs camarades de la troupe à l’étranger pour leurs études (et qui leur ont tant manqué pendant ces 5 jours de folie).

Dès son arrivée dans la ville fleurie, se déplaçant (presque) toujours en chansons (quoi de mieux qu’un flashmob au son de Kool and the Gang sur la rue de la mer ?), l’Entracte a investi l’Ibis Budget avant de se préparer pour 2 jours intenses de théâtre. 3 spectacles par jour,  6 ambiances différentes, mais toujours le même public passionné ! La compétition se faisait sentir malgré la bonne humeur qui régnait entre les troupes collègues, bientôt amies ! A la cantine, tous se retrouvaient pour déjeuner et chahuter (soyons honnêtes, une cantine reste une cantine) avant de se consacrer à de longues séances photos sur la plage ou dans les salons du Grand Hôtel et du Casino de Cabourg.

Nos Dames du Jeudi, elles, se concentraient jusqu’à vendredi soir, dernier spectacle en compétition. Elles se sont amusées, elles ont ri…et pleuré !

Une fois l’heure de la cérémonie de remise de prix arrivée, après une représentation survoltée du Médecin malgré lui par la Compagnie des Pitres Rouges, les six troupes étaient concentrées après avoir assisté à des spectacles tous plus variés les uns que les autres. L’Entracte a laissé exploser sa joie en se voyant décerner le Prix de la Ville de Cabourg pour la pièce de Loleh Bellon mise en scène par Antoine Vieillard et Talia Massardier.Image Sans oublier la mention spéciale du jury décernée à Laurène Renaut pour son interprétation d’Hélène « la dame du jeudi qui n’aime pas les enfants (…) personnage émouvant et ô combien humain. » selon les mots de la comédienne, sous l’œil ravi de ses deux amies à la vie comme à la scène, Raphaëlle Rousseau et Sarah Hammel.

Sur l’air des tubes du moment, les lauréats se sont tous retrouvés sur scène avant d’aller trinquer au Casino tout en écoutant les remarques précieuses du jury.

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Le lendemain, c’est le cœur lourd que la troupe a remballé ses affaires de saltimbanques, son décor, ses souvenirs mémorables immortalisés (l’album photo s’allonge, un petit film se prépare pour notre plus grand plaisir) pour retourner à sa vie quotidienne…en attendant la suite !

L’Entracte participera à son dernier festival de la saison le samedi 18 mai , ils ne sont pas prêts de s’arrêter de nous faire rêver.

Skoll !

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L’Entracte remonte sur scène !

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Après le succès des représentations du mois de décembre 2012 à Levallois Perret,  L’Entracte a repris les répétitions avec enthousiasme, avant de remonter sur la scène du Festival d’Hiver d’HEC le 25 février dernier. Lors d’une soirée riche en émotions, la troupe a remporté le Prix de la Meilleure Comédienne pour ses trois Dames du Jeudi réunies, Sonia, Hélène et Marie !

L’Entracte n’en reste pas là et s’apprête à parcourir la France pour participer à plusieurs festivals étudiants, autant d’occasions pour venir les voir jouer et les applaudir :

- le 25 février au Festival d’Hiver d’HEC
- le 30 mars au Festival Rideau Rouge de Science Po Paris
- le 27 avril à Jacou près de Montpellier
- du 2 au 4 mai au Festival Lever de Rideau de Cabourg
- le samedi 18 mai au Festival Reims Monte en Scène

Vite vite, venez retrouver L’Entracte sur scène à Paris, dans le cadre du Festival Rideau Rouge du Bureau des Arts de Sciences-Po, le samedi 30 mars 2013 à 18h à l’Espace culturel Jemmapes dans le 10ème arrondissement.
L’occasion parfaite de voir ou de revoir Les Dames du Jeudi. Les places sont disponibles dès maintenant sur la billetterie en ligne du festival, nous vous attendons nombreux !

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Le programme et la billetterie du Festival du Rideau Rouge : http://www.bdarts.org/2011/rideaurouge/achat-de-billet/

Rendez vous également sur Facebook : http://www.facebook.com/events/549431598424994/

Meet Sonia.

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Sonia est solaire. Rieuse, spontanée et séductrice, sa plus grande faille c’est son fils Victor. Parce que « Même si elle lui donne tout, elle lui doit encore plus », Sonia garde le goût amer d’une vie passée à fuir son rôle de mère, vagabondant de mariages en divorces. L’adoration qu’elle voue à son « Vitia » n’admet aucune limite : Sonia accède à toutes les requêtes de son fils, s’attirant ainsi de gros problèmes d’argent et les remarques acides d’Hélène.Toutefois, elle reste toujours un peu détachée de ces considérations matérielles, et pour régler la dette affective qu’elle a avec Victor, elle creuse les siennes. Loin de sa Russie natale, ses repères tiennent en deux noms : Marie et Hélène.

Des chamailleries de bacs à sables aux angoisses de la vieillesse, il s’est tissé entre Sonia et ses deux amies une relation fraternelle dans laquelle elle pourrait être la cadette. Enfant, il n’était pas rare qu’elle se trouve victime de leurs moqueries, adolescente sa nature séductrice provoquait leurs jalousies, et aujourd’hui ce sont ses problèmes d’argent qui suscitent les avertissements d’Hélène. Déambulant dans sa vie avec une légèreté amusante, Sonia porte en elle une candeur touchante. Elle se complaît dans une existence haute en couleur dans laquelle elle se met en scène et s’adonne à tous les plaisirs sans modération, cultivant ainsi une forme d’insouciance face aux grandes interrogations de la vie.

Pour autant, ce que j’affectionne chez elle, c’est la relation qu’elle entretient avec le temps et c’est précisément autour de  cette question métaphysique que l’on se rencontre toutes les deux. Contrairement aux deux autres, « Le plus [elle] vieillis, le mieux [elle] aime ». La course de Sonia, c’est celle qu’elle engage contre un temps déjà dissout : celui de sa prime jeunesse où elle arrivait au cours du matin avec sa robe du soir après avoir dansé toute la nuit, celui qu’elle n’a pas accordé à Victor et celui qu’elle a consommé avec ses amants.

Pour panser les plaies de cette vie passée à s’occuper d’elle-même, c’est avec une excitation palpable qu’elle attend le jeudi, jour où elle reçoit Marie et Hélène chez elle pour boire le thé et se replonger avec elles dans leurs souvenirs, tantôt jubilatoires, tantôt déchirants.

Meet Jean.

Benoît sera Jean jeandans les Dames du Jeudi de Loleh Bellon, du 17 au 20 décembre, à 20h à Levallois.

Jean dans la pièce n’est plus. Il incarne la figure du souvenir que les dames sollicitent quand le passé revient. Jeune homme charmeur, père attentif il fut très tôt emporté par la maladie laissant aux dames une image idéalisée.

Depuis son retour de la guerre, les pensées de Jean s’évadent. Il vit par le souvenir des dames et dans les souvenir des atrocités qu’il a vues. Jean est angoissé, séducteur, amoureux. Il grandit et veut que Marie soit sa femme quand sa sœur Hélène veut vivre avec lui.

Son personnage tente de rendre réel le passé. Jean est le frère, l’époux, l’amant et toujours l’aimé : on s’est battu pour vivre avec lui, on se bat encore pour reposer auprès de lui. Il est l’objet de dispute entre Hélène et Marie : qui donc sera enterrée à ses côtés ? Il partage avec sa femme le secret de sa mort. Il est aujourd’hui une ombre dans la vie des dames, une ombre qui ressuscite lorsqu’il franchit la porte du souvenir. Jean demeure présent sur scène tant qu’on ne cesse de penser à lui.

Avec l’Entracte, laissez Jean vous enchanter et vous attendrir. Laissez-le vous rappeler des joies qui ne sont plus, des amours qui se nouèrent et des douleurs qui demeurent. Osez croire en ce frère idéal, ce mari attentif, ce charmeur insatisfait. Les dames du jeudi l’ont aimé, n’est-ce pas gage d’intérêt ?

Benoît Prévost.

Meet Hélène.

Laurène sera Hélène helene dans les Dames du Jeudi de Loleh Bellon, du 17 au 20 décembre, à 20h à Levallois.

Hélène, c’est la dame du jeudi qui « n’aime pas les enfants ».
C’est aussi celle qui ne pourrait pas vivre dans l’appartement de Sonia car il est « crasseux ». Mais c’est surtout cette femme qui se demande sans cesse « comment arrêter d’avoir peur ». Car Hélène a peur de tout, d’être « attaquée par un voyou » comme de « mourir seule la nuit sans que personne ne s’en aperçoive ».

A la première lecture de la pièce, j’ai compris que c’était un personnage tout en nuances même si il est facile de la caricaturer. Elle peut aussi bien paraitre ridicule par ses manies exacerbées ou d’une sécheresse lapidaire. Or c’est le parti pris de la mise en scène d’éviter cette réduction simplificatrice. Et c’est cette dualité que j’ai essayé de saisir pour trouver un équilibre car jouer uniquement sur l’un des deux tableaux ne révèlerait pas la profondeur du personnage, à n’en pas douter d’une grande richesse qui laisse peu paraitre sa sensibilité et ses blessures profondes.

Mais peu à peu le spectateur par un assemblage des différentes pièces du puzzle découvrira la complexité et les faces cachées d’Hélène. Par petite touches, on finit par entrer dans son univers le plus intime et c’est de cette façon que j’ai découvert un personnage émouvant et ô combien humain. Sous son apparente assurance, elle dissimule sa fragilité et nous dévoilera ses failles. A la fois dure et tendre, centrée sur elle-même mais plus à l’écoute qu’on ne pourrait le croire, drôle, moralisatrice et antipathique parfois, elle m’est surtout très attachante tant par l’amour démesuré qu’elle porte à son frère « Jeannot », que par son amitié inconditionnelle pour Marie et Sonia.
Car même si Hélène n’est pas toujours bien aimable avec ses deux acolytes d’enfance, il faut bien comprendre que son plus grand bonheur de la semaine, c’est de les retrouver quelques heures durant, le temps de déjouer la solitude et de revivre le passé tour à tour  joyeux ou bouleversant.

Laurène Renaut