Galerie

Bas les masques !

© Camille MARTIN

Ils sont beaux, enthousiastes et particulièrement motivés. Ils ont bien ri par un beau dimanche dans une fête foraine pour faire tomber leurs masques et vous dévoiler leur visage.
Ces joyeux saltimbanques entendent bien réveiller les théâtres endormis qui leur permettront de vous présenter la pièce qu’ils répètent inlassablement depuis quelques semaines déjà. Mais en attendant, c’est non sans fierté que L’Entracte vous propose d’entrer en piste pour découvrir des clichés cirquement délicieux.

La rentrée sera théâtrale ou ne sera pas

© Pauline BROUARD

Costumes, répliques et autres décors ont été momentanément mis de côté le temps de se remettre de l’enivrante Maladie de la Jeunesse – pièce montée et jouée l’année passée. Une trêve pourtant courte le temps d’auditionner la relève et de voir naître au fil des répliques de  Contes d’une révolution, et les talents qui viendront donner vie à l’univers enchanteresse d’un maître marionnettiste et de ses poupées de chiffon sur fond de révolution islamiste.

Car OUI, l’Entracte a déjà repris du service et s’est réunie mercredi soir pour une première lecture dans le cadre feutré d’un appartement parisien où nous avons pu apprécier l’objet de toutes les préoccupations de cette dixième année. Résultat ? Un texte rythmé, mélodique, poétique, drôle et envoûtant qui saura réjouir les plus curieux d’entre vous lors des 3 représentations de janvier au Théâtre Naldini de Levallois. Le défi est grand mais les talents le sont tout autant, d’autant plus que – pour la première fois – des danseurs risqueraient de vous surprendre… Avant que nous n’en dévoilions trop, nous vous laissons avec Christophe, visiblement lui seul sait leur parler :

On vous prouvera le contraire.

A suivre…

Metteurs en scène

Luna Benhamou – Manon Martins

Comédiens

Elsa Becquart – Luna Benhamou – Ameziane Bouzid – Raphaëlle de la Bouillerie – François Flurh – Cordélia Houdot – Pierre Lamy de la Chapelle – Manon Martins

Communication

Brice Ballot – Charlotte Bavay – Gwendydd Beaumont – Marc Blanchi – Pauline Brouard – Camille Donati Martin -Phane Montet

Régisseur

Marc Blanchi

Responsables Décor et costumes

Juliette Bonnet – Lucile Brière – Clémentine Imbert – Félicie Isaac

Danseurs

Clémentine Imbert – Guillaume Michel – Eléonore Péan et Marina Dessi à la chorégraphie

Dans les coulisses du Théâtre de la Reine Blanche : Fanny Zarifi rencontre l’Entracte.

Au théâtre de la Reine Blanche à Paris, ce 6 juin dernier, une curieuse spectatrice à double casquette a rejoint la troupe dans les coulisses avant l’entrée en scène. Etudiante en journalisme au CELSA et fine observatrice, Fanny Zarifi a rencontré la troupe et échangé avec ses membres autour de cette année théâtrale qui s’achève d’ici quelques semaines. Au milieu du tumulte du maquillage et des préparatifs, Fanny s’entretient avec les comédiens et metteuses en scène. Dans un reportage radio destiné au journal culturel du CELSA, elle retrace avec brio en quelques minutes les mois passionnés de la troupe. Il n’y a plus qu’à se laisser porter par un beau timbre et son écriture rythmée, comme la Maladie de la jeunesse. Un très beau travail mêlant prises de sons de la pièce et entretiens personnels : le résultat est plein d’émotions. Mille mercis à Fanny.

Bonne écoute à tous !

Pour la toute dernière représentation de cette saison 2014-2015 : on se retrouve le samedi 27 juin à 20h35 au Théâtre de Belleville. Après la Maladie de la jeunesse sera définitivement éradiquée…

L’Entracte continue sa tournée des festivals…

ENTRACTE2

Après la petite escapade bretonne il y a déjà deux semaines, une partie de la troupe s’est rendue le week-end du 28 et 29 mars dans le grand nord, pour présenter la pièce au festival Paon d’Art de l’école Centrale Lille. Après la représentation au théâtre du Grand Bleu nous étions conviés à la cérémonie de remise des prix clôturant les quatre jours de festivités.

Nous sommes donc très heureux de vous annoncer que Maladie de la Jeunesse repart ainsi avec le PRIX DU JURY !

Nos comédiens Raphaëlle Rousseau, Eugénie Pouillot et Baptiste Daudet étaient également nominés respectivement dans les catégories meilleure comédienne et meilleur comédien.

Un grand merci aux organisateurs pour leur accueil !

Le mois d’avril s’annonce déjà bien puisque nous partons à Cabourg dans le cadre du festival Lever de Rideau. Vous pourrez nous y voir le vendredi 24 à 14h. Et pour nous suivre à chaque fois dans les coulisses n’oubliez pas de vous abonner à notre compte Instagram

L’Entracte entre dans l’Arène !

Du 14 au 15 mars 2015, l’Entracte a pris le large vers le grand ouest ! C’est à Rennes que la troupe a bravé le froid et le crachin bretons, si roboratifs par ailleurs, pour jouer dans le cadre du festival théâtral de l’université de Rennes 2 : Entrez dans l’Arène !

Départ le samedi à 9 heures de Montparnasse, au lendemain de la soirée sur La Croisette parisienne pour les étudiant(e)s en licence ; le réveil n’a pas été des plus simples pour tout le monde ! Désormais, c’est un week-end théâtral en terre bretonne qui attend la troupe !
Chaleureusement accueillie en fin de matinée par les équipes et étudiants bénévoles du festival, la troupe s’empare des lieux, tourne et retourne ludiquement les panneaux pour aménager l’espace scénique. Les décors sont arrivés dans la foulée conduits par François depuis Paris !
Maladie de la jeunesse
s’est jouée à 18h30 et a clos les deux semaines du festival. Laura, toujours accompagnée de son appareil photo, a immortalisé quelques scènes de cette représentation. Le public estudiantin était au rendez-vous : ce fut un très beau moment pour la troupe également qui était face à un public attentif, réceptif pour ne pas dire captif…
Une fin de festival conduit toujours aux festivités : c’est dans une caverne mystérieuse au cœur de la nuit et de la ville que l’Entracte et l’Arène ont poursuivi la soirée en alternant les pas de danse entre Rennais et Parisiens et les hymnes ensorcelants de nos troupes respectives !

Toute la troupe de l’Entracte remercie les équipes et bénévoles du festival de L’Arène pour cet accueil chaleureux et cette soirée endiablée, en espérant y revenir l’année prochaine !
L’Entracte continue les répétitions : pour toujours plus de théâtre et d’émotions, nous montons sur Lille le week-end prochain pour le festival Paon d’Art !

J-3 : Dernier mais pas des moindres

Cette belle semaine s’achève avec Alt, un personnage subtile que l’on vous présente ostensiblement seul. Allez savoir pourquoi…

D’Emmanuel à Alt…

Alt

« Alt hésite au seuil de la scène, il se trouve en même temps dans
la pièce et en-dehors d’elle. D’ailleurs il n’agit qu’à la marge :
son omniscience ne lui permet pas de peser sur le cours des
événements. Il est seul, séparé des autres par son âge, son
expérience et une chute qui l’a transformé.
Incarner Alt l’intellectuel, le médecin, c’est me laisser aller à
certains penchants, c’est parfois troublant d’identité ; c’est
aussi savoir attendre et observer »

J-4 : Que d’impatience !

Ce soir, nous vous dévoilons deux nouveaux personnages, deux sacrés personnages…

De Baptiste à Freder…

Freder

« Freder est un drôle de personnage !

J’ai d’abord été étonné et intrigué par cette force qui semble toujours être dans la domination. J’étais cependant séduit par ce rôle qui était à mille lieux de moi : pervers narcissique, force sautant sur tout ce qui bouge ou manipulateur ayant la faculté de changer de masque en une fraction de seconde. En un certain sens, c’était un défi que d’assumer ce rôle, difficile à travailler ; cependant il révèle des faiblesses d’autant plus savoureuses. »

D’Eugénie à Désirée…

Désirée

« Désirée est d’un idéalisme sombre, une comtesse à qui tout réussit mais que rien ne satisfait jamais. Désirée est dépressive et impré- visible, tantôt sauvage, tantôt enfantine. Jalousée et crainte, elle n’en demeure pas moins attachante dans sa démesure. Elle est un animal sauvage qui pourtant ne craint rien de plus que la solitude.

Jouer ce rôle est un travail délicat, un véritable challenge. Il s’agit de chercher à surprendre sans tomber dans l’artifice, de trouver la rupture. Désirée n’autorise pas un jeu linéaire, ne permet pas la monotonie. C’est une expérience passionnante tant sur le plan personnel que collectif, dans la mesure où ses relations avec l’ensemble des personnages de cette Maladie de la jeunesse sont riches et complexes, et permettent ainsi de merveilleux rapports de jeu. »

J-5 : Tant qu’il y aura des femmes

Marie et Lucy lèvent le voile sur leurs personnages. Et leurs doux sourires.

De Raphaëlle à Marie…

Marie

« Il y a deux ans déjà, dans notre mise en scène des Dames du Jeudi de Loleh Bellon, mon personnage s’appelait Marie. Et j’entame enfin ma troisième et dernière année à l’Entracte en incarnant, encore une fois, une Marie. La boucle est bouclée comme on dit.

Bien que totalement antagonistes, ce sont deux femmes fortes, qui se donnent du mal pour dissimuler leurs faiblesses. L’humour et le détache- ment étaient les armes de la première, tandis que la deuxième s’acharne pour atteindre une perfection illusoire.

Ce qui me touche profondément chez la Marie de la Maladie de la jeu- nesse c’est sa manière de se donner à corps et à cœur perdu dans tout ce qu’elle entreprend, c’est son entièreté, ses vains acharnements et son manque de lucidité.

Marie est une idéaliste pathologique. Victime de ses lubies, c’est son dévouement à la vie qui la tuera. C’est cette force de vivre aliénante, cet acharnement, ce don de soi irraisonné d’une jeune femme d’une vingtaine année, qui me fascine et qui me donne profondément envie de redonner à mon personnage toute son énergie tourmentée.

Ma dernière Marie devra être forte est touchante, comme l’a été, je l’espère, la première. Mais quoiqu’il arrive, elle sera pour moi le plus beau point final. »

De Luna à Lucy…

Lucy

« Ma première pensée fut « chaleureuse ». Lucy dégage de la chaleur. Elle est solaire, naïve, très enjouée. Elle débarque toujours au moment clé, devant des spectateurs terrifiés.

Freder parle d’elle comme d’une funambule. Entre deux néants, elle sait trouver l’équilibre et c’est en cela qu’elle se distingue des autres personnages. Elle regarde droit devant elle sans se poser de questions et sans se précipi- ter, et vit pas à pas sur son fil, C’’est fascinant.

J’aime son rire. Il la rassure et il me rassure. Bien qu’en proie à des changements d’humeur permanents, elle garde sans cesse la même énergie solaire. Tous les personnages de la pièce l’envient. Et je crois que j’aimerais bien lui ressembler aussi. »

 

Le décompte est lancé ! J-6

L’Entracte commence à trépigner d’impatience.

Nous avons couvé bien assez longtemps les brillants protagonistes de Maladie de la Jeunesse. Nous vous dévoilons pour commencer Irene et Petrell.

A 6 jours de la premièreil est temps de faire les présentations…

De Jeanne à Irène…

Irène

« Jouer Irène fût comme accepter un pari : celui de devenir quelqu’un de complètement différent, d’adhérer à une pensée fondamentalement contraire à la mienne, d’éprouver des senti- ments jusque-là inconnus, bref me forcer à côtoyer les rivages de l’Altérité ! Irène et moi sommes deux personnes diamétralement opposées ; Irène a toujours ce regard ironique et hautain sur le monde et les autres qui fait sa grandeur, mais aussi sa faiblesse. Le plus difficile fût d’adopter ses expressions de visage et de travailler le corporel : j’ai dû inventer un port de tête, un rythme de parole, mais aussi une démarche qui me sont étrangères. Jouer avec de telles contraintes fut un exercice très enrichissant pour moi, et m’a permis surtout de me découvrir de nouvelles possibilités de jeu, inexplorée jusqu’à aujourd’hui. »

De Louis à Petrell…

Petrell

« Le personnage de Petrell se retrouve dans beaucoup de comportements auxquels j’ai pu assister ou être sujet. Sa peur de devenir adulte vient du fait qu’il considère que grandir serait se ranger, et renoncer à ses rêves que seul l’enfant peut envisager. Travailler cette pièce m’apprend à connaître mieux ce tourment qui agite chacun. L’adolescence, qui est toujours mystérieuse, mettre des mots sur cette sensation indéniable mais indistincte. Et par là même vaincre la peur de ce qui jusqu’alors nous échap- pait. En affrontant Otto Petrell pour ne pas me confondre en lui, je suis parvenu à nommer ce qui me faisait peur dans notre ressemblance. »

Retour sur le premier week-end théâtre

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Ce week-end théâtre de trois jours est une tradition de l’Entracte !
A Vendeuvre-sur-Barse lors d’un froid week-end de novembre, comédiens, metteuses en scène et musicien se sont réunis au calme d’une maison de campagne pour travailler la pièce dans son intégralité. Louis, l’attendait d’ailleurs avec « la joie au fond du cœur ».

Ce premier week-end est un moment idéal pour consolider le rôle de chaque comédien, pour ajuster la mise en scène et bien sûr, le moment de renforcer les liens de la troupe. François a pu en outre jouer son morceau spécialement composé pour la pièce après l’avoir longuement préparée de son côté. « On n’a pas chômé ! » avoue Luna. Au final, les répétitions ont montré beaucoup d’efforts et d’investissement de la part de chacun et on espère qu’ils payeront dans moins d’un mois.

Le travail a aussi laissé place à l’émotion : pour tous, c’était « excitant », « émouvant » de voir le projet prendre vie sous leurs yeux, de lui donner une incarnation dans les corps et dans l’espace. Ils ont réalisé aussi la puissance de cette pièce qu’est Maladie de la jeunesse et se sont également laissés habiter par la force de leur personnage : « Il va bien falloir être quelqu’un d’autre » confie Emmanuel. Entendez par là se réincarner en un personnage qui, parfois, leur est totalement différent.

Tous avouent avoir passé un excellent moment « très riche en découvertes, en émotions, en rires et partage » et avoir appris à mieux connaître les autres. Car le temps réduit des répétitions en semaine ne laisse pas souvent beaucoup de temps aux comédiens pour échanger longuement sur leurs ressentis ou leurs émotions. Ici, c’est autour d’un feu de bois que tous ont discuté de la pièce, de sa portée, de son écriture remarquable. Travailler intensément pendant trois jours ne laisse pas de marbre.

C’est désormais avec impatience que la troupe au complet prépare un deuxième week-end tous ensemble placé, on l’espère, sous le signe de la joie et du partage.